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décret et ordonnances du XVII siécles

Cadeaux et offrandes alimentaires obligatoires pour les souverains de passage en Alsace :

Les offrandes amicales, respectueuses, traditionnelle devaient naturellement élever la dignité envers ses seigneurs. Quand Rodolphe de Habsbourg vint à Strasbourg en 1273 il fut richement gratifié par 10 bœufs, 200 sacs d’avoine, 16 foudres de vins, des poissons pour 25 florins, un vase d’or rempli de 2000 florins d’or.

L’empereur Robert ne reçus que 12 livres de poissons dont 1 saumon, autant pour l’impératrice, le Duc de Lorraine qui les accompagnait dut se contenter de 3 livres de poissons. Quand Maximilien vint à Strasbourg en 1496, la ville gratifia ce prince de 100 pièces de brochet et carpes ; ce même usage existait à Bâle qui offrit à Ferdinand 1er,en 1562, de 300 brochets, anguilles, carpes.

La corporation des pêcheurs de Strasbourg gardait orgueilleusement dans des viviers flottants sur plusieurs générations, des lottes, silures, brochets, saumons, anguilles. Quand Napoléon 1er, Charles X, louis Philippe séjournèrent à Strasbourg, on leurs sacrifiait des poissons séculaires qui datait de la capitulation de 1681. A l’arrivé de Marie Louise en 1810, pour le mariage avec l’empereur, les pêcheurs amenaient une nacelle aux Armes de l’Autriche et de France avec une carpe vieille de 120 ans pesant 28 livres et une Silure de 1,60m de long.

En 1614, pour la tenue de l’assemblé des Etats provinciaux, d’Alsace à Ensisheim, la régence soumis à son autorité des demandes de fournitures alimentaires impressionnant;

Belfort fournira 3 cerfs, 8 chevreuils, 300 poules, 150 oies, 50 chapons, 4000 œufs, 2000 écrevisses, des truites, ombres, anguilles. Landser livra 200 pigeons, 600 poules, 300coqs, 100 chapons, 45 dindons, ainsi que du gibier.

Thann livra 2 cerfs, 6 chevreuils, 100 poules, 150 oies, 200 pigeons, 1200 œufs, 32 dindons, 50 chapons, 600 truites, 2000 écrevisses.

Altkirch livra 6 chevreuils, 32 dindons, 50 chapons, 100 oies,80 poules, 150 oies.

Il y avait aussi le canton de Ferrette, Munster, Ensisheim, ST maries aux mines,  Bergheim ; la vaillante et paternelle Maison d’Autriche à toujours joui d’un Appétit démesuré et onéreux pour la population.

Par ces inventaires divers, scrupuleusement décrit, nous connaissons l’apparition des coqs d’inde(dindonneaux), les oranges, les citrons, le sucre des canaries, le marcipan( pates d’amandes), le fromage de hollande, le parmesan étaient tous déjà connu en Alsace au XVI siècles, indéniablement avant d’autres régions Française.