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Grandeur de l'orient et décadence de l'occident X siècles

Grandeur de l’orient et décadence de l’occident

Au Xe siècles, la cuisine romaine semble avoir disparu dans le nord de l’Europe, puisque le récit de l’évêque Liutprand de Crémone qui en 968 est envoyé à Constantinople par Otton 1 pour négoçier le mariage du fils de l’Empereur Allemand avec la princesse Théophano. Le légat raconte que la cuisine Byzantine lui a profondément déplu. » les plats dégoulinaient d’huile et de Garum et sentaient fort l’ail.

Byzance est resté fidèle à la gastronomie Romaine jusqu'à notre époque (Turque, grecque, Chypriote, Libanaise sont étroitement similaire dans leurs Mezzés), mais aussi Ibérique.

Dès 910, les famines en occident, font un tel ravage que chose jamais vue jusqu’alors, les gens se poursuivent les uns, les autres pour se dévorer (Adémar Chabannes). La violence de la faim contraignit les hommes à s’emparer des pèlerins, plus fort que eux, découpés, cuits sur le feu de bois et dévorés. Très nombreux étaient ceux qui séduisaient les enfants avec un fruit ou un œuf, à les suivre dans un endroit retiré, les tuaient et les mangeaient. On allait même déterrer les cadavres pour calmer sa faim.

Tandis que l’occident est en proie à une crise dévastatrice, Bagdad brille de mille feux ; une abondance littérature culinaire s’y dévellope.IL fallut crée un répertoire bibliographique de tous les ouvrages parus (une douzaine de livre de cuisine écrit aux 9e et Xe siècles).

Cette cuisine orientale se basait sur la chaleur des épices, la douceur du sucre, le scintillement des couleurs (le safran qui rappelle l’Or). La brillante civilisation Arabe se propage sur les rivages Africains et Européens par la Sicile, l’Andalousie qui engendre un art de vivre original mariant la tradition Antique et le renouveau oriental (2 livres de cuisine arabo- andalous du XIIe et XIIIe siècles en font foi). La cuisine médiévale est tributaire des Maîtres Queux de Bagdad et d’Andalousie. Le travail du sucre, la fabrication des premières nouilles et le feuilletage qui lui ne se développera seulement à la renaissance dans nos régions. Les Arabes fabriquaient 2 sortes de nouilles ; les unes tiré, dont on fait des lanières en les découpant, les autres sont en forme de fils comme des spaghettis, en roulant la pâte dans les mains. Mais elles sont cuites dans un bouillon de viande épicé et gras.

Les Arabes ont peut-être apprit ce type de pates aux Chinois. C’est probablement par l’Iran sassanide en contact depuis longtemps déjà que les Arabes ont recueilli cette spécialité Chinoise qui en faisait milli et une sortes.

Les nouilles sont importées en Sicile entre le IXe et le XIe siècles

Le feuilletage tel que nous les connaissons encore maintenant dans les spécialités Magrébines, Turques, Arabes farci avec du massepain, glacé au sirop de fleurs(baklavas aux amandes, aux noix, à la pistache….) ; déjà les  Mésopotamiens fabriquaient ce genre de feuilletage à base de pate cru, ventilé par du beurre fondu.

Comme les beignets divers, frit dans de l’huile toujours similaire a toutes les spécialités Arabes actuelles, sucré au miel, mais là hérité de la cuisine Romaine tel que l’on retrouve en France les pets de none, les bugnes, les beignets de carnaval à base de pâte levé où pate à chou.